Mô : Artiste Poète – le 4 mars au salon du livre de Brindas

Actualité de Mô :

Biographie :

Des épines sur ma rose …

L’amour n’est plus un dieu qui trônait dans le ciel,

Y’avait les quatre saisons et des vols d’hirondelles,

Mais le diable politique l’a voulu autrement,

Le chaos climatique est né avec l’argent.

C’est plein de femmes battues, de pauvres de plus en plus,

La précarité gagne ses combats dans la rue,

Y’a des enfants violés dans leur propre foyer,

Que fait l’grand manitou en dehors de prier ?

Je m’apprête à souffrir pour ma gauche d’origine,

Mais ma fierté est grande et mon honneur sans crime.

Ceux qui nous ont trahis en détournant des lois,

Je dresse une barricade entre leurs idées et Moi.

Je sais qu’mon avenir a du plomb dans le cul,

Je ne veux pas pleurer même si tout ça me tue,

D’avoir toujours le cœur attaché aux bonnes causes,

Pour me défendre j’accroche des épines sur ma rose.

Danger quand la nuit tombe, on voit bouger des ombres,

La rumeur s’amplifie, j’suis prêt à fuir en trombe,

Y’a rien d’plus inquiétant qu’un arbre qui danse sous l’vent,

Et qui cache dans son dos une armée d’flics méchants.

J’résiste à la provoc et j’invoque mon courage,

Je suis comme cet oiseau qui vole sur un nuage.

Les loups finissent par mordre avant d’verbaliser,

Je rentrais de vacances armé d’une peau bronzée.

Je voudrais voir les hommes vivre comme de vrais humains,

J’aimerais que les femmes dorment entre de bonnes mains.

Je prie pour qu’la violence disparaisse de ce monde,

Je dis ce que je pense même si au bout je tombe.

L’état d’urgence me guette et n’fait pas d’différence,

Entre l’âme d’un poète et l’fusil d’la vengeance.

Si je parle à voix basse, pour contrer la menace,

J’écris du bout d’la langue ainsi ma peur s’efface.



Le vivre ensemble est mort !

Je poursuis ma vengeance infatigablement,

Toi qui me juge si mal prends garde au châtiment,

J’te menace pas d’m’aimer, mais j’te promets l’enfer,

J’te jure de représailles sur la vie de ma mère.

Je n’oublie pas le mal que l’on m’a infligé,

Et tout ce temps perdu en quête de vérité,

J’étais si bien avant que l’on vienne me faire chier,

Dorénavant chômeur, j’m’épuise à exister.

Le vivre ensemble est mort, tué dans sa maison,

Après des attentats au nom d’la religion.

Le commun des mortels n’a d’yeux que pour l’argent,

Sacrifiant au passage, les droits d’l’homme et du sang.

Je préfère être un pauvre sur les trottoirs sinistres,

Que de frauder le fisc en étant un ministre.

J’n’attends rien de cette vie, ni d’ce gouvernement,

Qui n’voit pas la souffrance du peuple et d’ses enfants.

Le temps est mécontent et le vent me sermonne,

Quelque chose d’inquiétant traverse le cœur des hommes,

Quand de soi-disant blancs me rabaissent comme une merde,

A cause d’une autre couleur qui serait presque laide.

Quelques menaces de mort pour me tenir tranquille,

Même si je porte plainte, j’reste interdit en ville,

T’as pas l’droit de défendre ton honneur ou ta croute,

Tu subis les outrages et tous les flics s’en foutent.

Chaque jour est une bagarre que l’on mène dans la rue,

Les coups sont sans pitié et le regard ça tue.

J’suis la cible idéale des xénophobes mauvais,

Je prends ce qu’on me donne et je rends la monnaie.

Les haineux sont en chasse et veulent niquer ma race,

Ma réponse est divine, je crèverais sur place.

Ces putains de racistes ne veulent pas que j’existe

Alors ils manigancent pour détruire les artistes.

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