Scène ouverte à l’Espace Léon Blum de Saint-Fons !

Scène ouverte à l’Espace Léon Blum

La ville de Saint-Fons a reçu des groupes locaux,  jeunes talents et artistes leur offrant une scène ouverte libre et gratuite à l’Espace Léon Blum. Tous cela dans le cadre de la fête de la musique. CCC Média a rencontré quelques artistes qui ont pris le microphone.

Le Paul Jazz

Le Paul Jazz, c’est la rencontre de quatre univers musicaux différents. Olivier, au clavier, vient d’un univers jazz. Benoit, à la basse, aime autant la musique orientale et balkanique que le jazz. Alain à la percussion vient d’un univers funk et hip-hop. Et enfin Ymann est le ‘métalleux’ du groupe.

Quand ils jouent ils font souvent de l’impro autour d’un thème.

« C’est intéressant d’être dans le groupe parce qu’on vient d’univers différents. »

Ymann aime justement ce rapprochement entre les genres, comme les blues et le métal, ou encore le rock et le jazz.

Le bassiste, lui, affirme avoir de la chance de pouvoir jouer avec de bons musiciens. Alors que le reste du groupe le nomme « le modeste du groupe ».

Plus encore, en tant que bassiste, c’est le métronome, voire le maître harmonique du groupe.

Tout cela reflète un peu ce que le groupe estime très important pour accomplir ce mélange d’univers : le respect et l’écoute des autres.

« Le respect musical c’est comme le respect humain, on sait quand on dépasse les limites. »

« On est beaucoup à l’écoute. La communication est importante. »

« La musique elle est là, on la vit, et pour arriver à ça, il faut arriver à un certain stade, dans ce groupe on a réussi. »

« La musique, c’est un univers sans limite la musique, chacun apporte sa contribution, le plus important c’est l’entente humaine. »

Comme beaucoup de soit disant ‘amateurs’, ils joueraient ‘professionnellement’ s’ils arrivaient à en gagner leur vie. Or ils évoquent les frontières de plus en plus floues entre amateur et professionnel.

« Avec le progrès du numérique chacun peut désormais travailler sa musique chez soi. »

S’il y a un écart entre amateur et professionnel il viendrait de-

 » l’implication qu’on a dans le travail de son instrument. On passe beaucoup de temps à s’entraîner. »

Ils investissent tous beaucoup de temps dans leur musique. Benoit évoque alors « (…) ceux qui font 3 ou 4 ans au conservatoire… » qui pourrait distinguer les professionnels ?.

« Nous, on est musicien sur le tas. » 

Daniel Jacobelly : « Le but c’est le plaisir »

Vénissian depuis 10 ans maintenant, ce guitariste et harmoniciste s’est approprié la scène en toute simplicité ce samedi. Il a su qu’il y avait une scène libre, a candidaté, a était accepté et en était étonné.

Retraité, il prends des cours de guitare depuis 5 ans et a intégré l’harmonica à son répertoire en toute autonomie.

« Avant, je savais juste grattouiller 2 ou 3 accords (…) j’ai l’oreille, sinon c’est compliqué quand on a pas de formation musicale »

Cela ne l’empêche pas d’être très à l’aise sur scène.

Il dit pourtant-

« Je suis vachement timide. La timidité est comme une maladie chez moi. »

Lors de sa première présentation devant un publique (à Miribel au concert de fin de saison de l’école de musique de Montluel), une chanteuse bien plus expérimentée de son groupe lui demande-« Ca va? »
« Oui »répond-il. Il ne comprenait pas pourquoi on lui posait la question.

« J’ai pas bien compris sur le coup… j’ai pas eu le traque. »

Cela tient tout simplement du fait que son seul but c’est le plaisir.

Ses 5 ans de cours lui semble facile car ce n’était « que du plaisir », répète-t-il.

Il joue quand ça lui convient, sinon il arrête. Il aime toutes sortes de musique, sauf peut-être le rap. Il cite les Beatles, Gainsbourg, Vianney, (« p….n! c’est beau (ce qu’il fait) celui là! »), Bénabar, Fréro Delavega, etc. Il préfère les reprises et n’envisage pas encore de composer car-

« il y a tellement de belle choses, c’est un plaisir que de les visiter. »

Ce plaisir qu’il a du mal à décrire lorsqu’on lui demande d’exprimer son ressenti quand il joue de la musique-

« Ce n’est pas facile à dire, je dirai que c’est de l’émotion, ça me pique, bouleverse… dans le bon sens… j’ai beaucoup d’émotions. »

Pour ceux qui sont curieux de le voir jouer, il fait partie du groupe Les Vinyles de l’école de musique de Montluel qui organisent un concert à la fin de chaque saison.

MS/CCC-média