« La Chute des Murs – Street Art & Happening ! »

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« La Chute des Murs – Street Art & Happening ! »

 

Le vendredi 8 novembre a eu lieu la soirée d’ouverture de la nouvelle exposition duCHRD (Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation). « La Chute des Murs – Street Art & Happening » à l’occasion du 30ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Une collaboration Inédite

Fruit d’une collaboration entre le musée, l’association Troi3, et six artistes lyonnais, le CHRD questionne ces artistes sur l’idée du mur, mur d’expression, mur qui enferme, mur qu’on franchit, mur qui sépare… Un thème volontairement large, laissant ainsi libre cours à l’interprétation de chacun. Petite Poissone, Agrume, Big Ben, By Dav’, Oak oak et Droit dans le mur by CAJ , ces 6 artistes de la scène Street-Art lyonnaise ont pu s’exprimer dans ce lieu chargé d’histoire.

Crédit photos : Quentin Strousser

Ancien siège de la Gestapo

Habité dans un premier temps par l’École des Services de Santé Militaire en 1894, l’édifice fût annexé par la section IV (Gestapo) en mars 1943 à la suite de l’invasion de la zone libre par les allemands. Devenant ainsi le siège de la Gestapo dirigé par Klaus Barbie, ce fût le théâtre de beaucoup d’horreur, c’est ici que les interrogatoires se déroulaient, dont celui de Jean Moulin.

Le 15 octobre 1992 sera inauguré le musée sous l’impulsion de Michel Noir, ancien Maire de Lyon, et de Maître Alain JakubowiczC’est en ce lieu chargé d’émotions que les artistes ont composé librement sur le sujet. Nous avons interviewé Oak Oak un des 6 artistes,  Mehdi Krüger poète et slameur lyonnais, présents à l’occasion de la soirée d’ouverture…

Ici le mur devient quelque chose de positif

L’univers d’Oak Oak  consiste à détourner les éléments urbains,  s’interrogeant sur l’idée que le mur est un allié !  En effet dans les camps de concentration les prisonniers cachaient souvent des objets tels que des cuillères, stylos, ou des lettres dans les murs. Ces objets devenaient des trésors inestimables, en lien avec ce fait nous pouvons dans cette exposition apercevoir des petits objets incrustés un peu partout dans les murs du musée « ici le mur devient quelque chose de positif » !

Une soirée rythmée par les mots de Mehdi Krüger

Medhi Krüger poète interprète et slameur  se présente comme un « Artiviste », il a quand à lui rythmé la soirée par les mots et sa voix. En écho avec les œuvres des artistes, il s’est interrogé sur l’évolution de la résistance « je suis dans un musée qui parle d’une résistance passée, où en est elle aujourd’hui ? »

Avec un texte écrit spécialement pour l’événement et le lieu, il nous décrit cette exposition  : « si tu as l’habitude de parler au mur pour une fois ce sont les murs qui te parlent » !

Une salle de réalité Virtuelle

En moyenne 3 à 5 œuvres par artistes sont exposées, œuvres originales présentées dans les différents espaces, une attention particulière est portée au sous-sol qui accueille une salle de réalité augmentée. A l’aide d’un smartphone prêté par le musée, il suffit de scanner une des œuvres présentes pour accéder à des contenus animés. Une façon pour les artistes de dépasser la frontière de la 2ème dimension, une autre manière de composer, les œuvres prennent vie sous nos yeux.

L’exposition est visible jusqu’au 26 janvier 2020 au musée d’ Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot, 69007 Lyon . Ses temps forts, le jeudi 26 décembre, avec la Compagnie Cie Stylistik  , où vous apprendrez à vous exprimer et à raconter avec les mots et le corps ; le jeudi 02 et Vendredi 03 janvier 2020,  le graffeur Abys vous initie à la création de punchlines ; tout un langage graphique à explorer et à s’approprier !

Bientôt le reportage en image !

Quentin Strousser pour CCC Média

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