Engal Sama, la nouvelle flamme du rap vaudais 🍀

 

Couleur Café Citoyen

présente

En co-production avec le Lyon Bondy Blog

 🍀 Engal Sama, la nouvelle flamme du rap vaudais

 

 Engal Sama – de son vrai nom Engal BissaĂŻ – a sorti son EP “Seul le feu compte” le 13 novembre dernier. Avec ce mini-album intimiste, le Vaudais livre une interprĂ©tation artistique personnelle et “le projet le plus important de Lyon (!)”. Le 12 dĂ©cembre, le Lyon Bondy Blog et CCC MĂ©dia Ă©taient au studio de l’école des arts de Vaulx-en-Velin, pour une session d’enregistrement.

Sans nouvelle de l’artiste depuis son projet “ɛks makina” en 2015, on craignait ne plus le revoir sur la scĂšne rap lyonnaise. DĂ©but 2020, son retour prometteur sur les “Rounds” nous avait rassurĂ© Ă  ce sujet : dans cette compilation de 15 freestyles, le rappeur Ă©talait sa palette technique et laissait entrevoir tout son potentiel. 

Avec l’EP Seul le feu compte, le vaudais a vĂ©ritablement transformĂ© l’essai – au point d’ĂȘtre mis Ă  l’honneur par le mĂ©dia intergĂ©nĂ©RAPtions. Sur ce mini-album, le rappeur apporte une nouvelle proposition artistique, personnelle et cohĂ©rente. Surtout, il nous prĂ©sente son personnage et une histoire : celle d’Engal Sama.

Un projet introspectif 

Quand on l’interroge sur les raisons qui l’ont poussĂ© Ă  produire cet album, Engal Sama confie avoir longtemps pensĂ© arrĂȘter le rap. “Seul le feu compte” devait ainsi ĂȘtre un album d’au-revoir et c’est en travaillant dessus que le rappeur est revenu sur cette idĂ©e. “Je me suis rendu compte que j’avais des choses Ă  raconter et des choses Ă  dire, et en fin de compte c’est plutĂŽt un “bonjour”, une carte de prĂ©sentation : voilĂ  ce que je suis maintenant, et voilĂ  oĂč je veux aller”.
Cette volontĂ© d’ĂȘtre fidĂšle Ă  lui-mĂȘme traverse l’album. Ainsi, Engal dira d’un titre comme Cabine qu’il l’a aidĂ© Ă  “savoir qui je suis en tant qu’artiste, en tant que rappeur et mĂȘme en tant qu’ĂȘtre humain”. 

Cette dĂ©marche introspective est donc au cƓur du processus crĂ©atif du rappeur, qui affirme prĂ©fĂ©rer prendre son temps, “ĂȘtre sĂ»r d’avoir quelque chose Ă  dire” plutĂŽt que produire de maniĂšre industrielle. “Quelque chose que je comprends, c’est qu’on n’est jamais vraiment fini. Je mets du temps Ă  ĂȘtre Engal Sama. C’est un cheminement”.

Crédit photo : Eva Duc

“Travailler avec ceux qui m’entourent”

S’il a entiĂšrement produit “Seul le feu compte”, le Vaudais affirme pourtant sa volontĂ© de “travailler avec ceux qui [l’]entourent”  : des gens comme le graphiste Dark Manix, ami d’enfance du rappeur et concepteur de la pochette et des visuels. L’album reflĂšte ainsi plus que la seule personnalitĂ© de l’artiste, plus qu’une simple rĂ©flexion sur les thĂšmes qui lui sont chers. “Engal c’est moi, mais Engal Sama c’est plus que cela, confie-t-il au dĂ©tour d’une conversation : c’est une Ă©quipe”. 

Sans surprise, on retrouve alors plusieurs artistes locaux en featuring sur l’album (BcZapata, Bami Bassi, Troma
) et les prochains projets devraient Ă©galement faire la part belle Ă  la scĂšne lyonnaise. Une collaboration avec Tedax Max est notamment prĂ©vue : de quoi Ă©largir les horizons de l’artiste, qui Ă  bientĂŽt trente ans estime se situer “à la croisĂ©e des gĂ©nĂ©rations”. En attendant peut-ĂȘtre -qui sait- un morceau sur une instrumentale funk
 Ă  la pointe du savoir-faire lyonnais !  

Clément Drognat, rédacteur chez Lyon Bondy Blog en co-production avec CCC Média

 

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