Reg’Art # 16 : Serge Thibault

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Reg’Art # 16 : Serge Thibault

 

L’équipe de CCC Média a eu l’opportunité d’interviewer Serge Thibault, un peintre qui partage son atelier avec Jean Piton à Villeurbanne, et qui nous a parlé de ses peintures à l’huile. 

 

Un parcours scientifique

Serge Thibault a commencé la peinture à la préadolescence, environ vers ses 12 ou 13 ans. Tout est partie d’une découverte chez ses grands-parents maternels, chez qui il a découvert une boîte à peinture à l’huile jamais servie, et qui appartenait à sa mère. A partir de cette trouvaille, il s’est mis immédiatement à la peinture et ne s’est jamais arrêté. 

Au début, il a commencé à peindre sans avoir fait d’études beaux-arts ou sans avoir forcément suivi des cours de dessin ni même sans avoir eu un professeur ou quelqu’un pour lui apprendre. Il a simplement appris comme tous les artistes avant lui, c’est-à-dire en copiant.   

J’ai commencé à peindre. Au début sans faire d’études beaux-arts. J’ai donc copié puisque je n’avais pas forcément de direction picturale créée, conçue. J’ai simplement appris en copiant principalement les impressionnistes”.  

Il a choisi de poursuivre des études scientifiques, malgré sa passion pour la peinture. Il a tout d’abord passé un BAC E, mais a tout de même hésité entre faire les beaux-arts ou entrer en école d’ingénieur pour faire de l’urbanisme. Il a tout de même choisi d’entrer en école d’ingénieur pour faire de l’urbanisme sans renoncer pour autant à son activité. 

J’ai été à l’ école d’ingénieur faire de l’urbanisme mais j’ai toujours peint”. 

Pour ses études en école d’ingénieur, il a dû quitter Le Mans, sa ville natale pour venir sur Lyon, plus exactement à Villeurbanne puisqu’il a rejoint l’INSA. Pendant toute cette période, il a continué la peinture avant de partir à Tours dans les années 90’ pour devenir professeur d’urbanisme. 

 

crédits photos : CCC Média

 

Des expositions

Durant son séjour à Lyon où il est resté pour sa formation, son travail professionnel, et son activité de chercheur, il a pu exposer. 

Jusqu’à mon départ à Tours, je connaissais une partie du milieu artistique local, et j’ai pas mal exposé pendant cette période-là quand j’étais à Lyon. Quand j’étais à Tours, le travail d’urbanisme, tant en tant qu’enseignement qu’en tant que chercheur et un peu professionnel, était passionnant. J’ai toujours peint mais beaucoup moins exposé à Tours. J’ai donné la préférence à l’activité d’urbanisme de recherche et d’enseignement.

Cependant, depuis son retour à Lyon, depuis 2015, Serge Thibault a recommencé à avoir une activité d’exposition plus soutenue. Vous pourrez ainsi retrouver prochainement :

  • Une exposition à Corbas en mars 2022.
  • Il va exposer certainement dans sa ville natale qui est Le Mans l’année prochaine aussi.
  • Il a encore une troisième exposition qui est en cours de conception.

 

 

La peinture concrète, ou peindre à partir des objets du réel

Tout comme Jean Piton, avec qui il partage son atelier à Villeurbanne, Serge Thibault utilise lui aussi l’appellation de “concrète” pour désigner sa peinture. Il utilisait déjà ce terme avant même de venir dans son atelier avec Jean. Rappelons que le mouvement concret au début du 20e siècle est créé par des peintres abstraits qui ont choisi ce terme pour qualifier leurs peintures abstraites considérant que la peinture abstraite est aussi concrète que le reste. 

Mais Serge Thibault, lui, utilise ce terme plutôt au sens de la musique. 

La musique concrète dont l’un des pères fondateurs est Pierre Schaeffer, qui en fait utilisait du matériel réel pour faire de la musique que certains considéraient comme abstraite mais en fait une musique dite concrète. J’utilise ce terme-là considérant que ma peinture est concrète au sens où elle utilise des objets du réel”.

En effet, la peinture de Serge Thibault, part toujours d’objets du réel. Cela peut être un animal, des paysages, c’est très varié allant même du fer à repasser à un verre, ou n’importe quel objet ou figure. Il part donc du réel, mais par sa peinture, ça tente de devenir abstrait. C’est donc la composition du tableau qui l’emporte, c’est la mise en couleur, la mise en équilibre des choses. 

En plus de la peinture à l’huile, il fait également des collages, et utilise énormément le papier dans ses créations. 

En fait, je fais beaucoup de papiers, je fais des dessins. Je ne fais pas que de l’huile. J’utilise la peinture à huile même sur papier. Je fais des collages, je dessine beaucoup. Tous mes tableaux ont une base de dessin en réalité”. 

Serge Thibault a souhaité tenir quelques mots pour la fin, des mots qui encouragent tout le monde a s’épanouir et réaliser ce qu’il souhaite : « J’aimerais que l’ensemble des humains puissent effectivement réaliser ce qu’ils ont envie de faire, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent faire tous la même chose. Que tout le monde ait les moyens de faire ce qu’il a envie de faire. Pour moi l’art c’est ça, c’est un lieu de réalisation et j’aimerais bien que tout le monde puisse réaliser (dans la cuisine, l’ébénisterie, dans plein de choses), que cela soit une activité agréable pleine et entière ».   

          

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Manon, rédactrice chez CCC Média         

 

                                          

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